Le Musée de l'Histoire Maritime de Bordeaux

Ce Musée, dont les collections appartiennent à des familles bordelaises, a pour ambition de faire vivre le passé maritime, portuaire et fluvial du Port de la Lune pour mieux comprendre et appréhender le présent.

 

Bordeaux doit son existence même et sa fortune à sa situation géographique, proche de la façade atlantique et en lien avec le monde méditerranéen, mais aussi aux personnages célèbres et  lignées familiales qui ont façonné son histoire et contribué à son essor:  poètes, philosophes, aventuriers, armateurs, navigateurs, corsaires du Roi, négociants, industriels, etc.

 

Son ouverture internationale lui a valu son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco, une ouverture qui s’est faite à travers les hommes et leur histoire, une histoire à Bordeaux qui s’écrit à travers son passé maritime, portuaire et fluvial, visible dans son paysage urbain actuel. 

 

La richesse du passé

Quel port français peut faire état d’une activité remontant aux Celtes qui fondèrent l’emporion devenu à l’époque gallo-romaine la ville-marché de Burdigala, important  l’étain de Cornouailles et recevant du vin de la Provence (provincia romana) et de plus loin encore?

Du Haut Moyen-Age on sait que les Vikings montèrent jusqu’à Périgueux et ruinèrent Bordeaux au 9ème siècle. Ils utilisèrent l’ancestrale voie maritime qui permit ensuite l’exceptionnel développement des exportations de vin durant les trois siècles de la présence anglaise, les relations avec les Pays-Bas qui marquèrent au 17ème siècle   le terroir, le commerce et le trafic maritime des eaux de vie dont naquit le Cognac.

Mais ce fut aussi la voie royale d’un 18ème siècle qui fit de Bordeaux le premier port de France par son cabotage national, son approvisionnement de l’Europe en denrées

coloniales et ses échanges avec les Antilles, la Guyane, le Canada, et l’Océan Indien.

Le 19ème siècle montre une opulence qui repose sur la poursuite d’une activité maritime étendue à l’Amérique du Sud, à la côte d’Afrique, à l’Indochine, à la Nouvelle Calédonie grâce à de dynamiques entrepreneurs et armateurs qui fondèrent des comptoirs dans ces pays lointains. 

 

L’ouverture vers l’avenir

Au-delà du maritime, même l’aéronautique figure dans son palmarès depuis les SPAD dès 1918 jusqu’aux grands hydravions transatlantiques de Latécoère. Bordeaux et l’estuaire n’apportent-ils pas une logistique fluvio-maritime dans le transport des éléments de l’Airbus ?